C'est marrant que tu poses cette question, Lumifaune84. Ça me fait penser à la success story de Crocs 😅, qui prouve qu'on peut complètement retourner une image de marque. Je partage cette vidéo, elle explique comment ils ont réussi à transformer un produit initialement moqué en phénomène mondial. 😲
Comme quoi, l'audace et l'humour peuvent payer, même si le produit de base divise ! 🤔
L'approche A/B est une bonne base, mais faut pas se leurrer, c'est hyper complexe à mettre en place et interpréter. Déjà, la satisfaction client, c'est une donnée subjective. Comment tu t'assures que c'est *vraiment* les baskets qui influencent et pas, disons, la météo ou une campagne de pub qui cartonne en même temps ?
Et l'engagement des employés, pareil. Si tu forces des gens à porter des chaussures qu'ils n'aiment pas, tu risques même de *baisser* leur motivation, même si ça donne une image cool de l'extérieur. Faut pas oublier que l'autonomie et le sentiment d'appartenance sont des leviers d'engagement importants.
Après, mesurer l'impact sur le chiffre d'affaires... Bonne chance ! Y a tellement de facteurs qui entrent en jeu. Tu peux avoir une augmentation des ventes pendant la période du test, mais est-ce que c'est grâce aux baskets, à une promo spéciale, ou juste à une tendance saisonnière ? Difficile d'isoler l'effet des baskets.
Par contre, là où je pense qu'il y a matière à creuser, c'est sur la perception de la marque. Des études d'image, des sondages, des focus groups, ça peut donner une idée de comment les clients perçoivent l'entreprise avec et sans les baskets "corporate". On pourrait par exemple utiliser l'échelle de Likert pour mesurer l'accord des clients avec des affirmations comme "Cette entreprise est moderne", "Cette entreprise est audacieuse", "Cette entreprise se soucie du confort de ses employés". Ça permettrait d'avoir des données quantitatives sur des aspects qualitatifs.
Sinon, un truc plus simple à mettre en place, c'est l'analyse des réseaux sociaux. Regarder ce que les gens disent de la marque, les commentaires, les mentions, les hashtags... Si tu vois une augmentation des mentions positives après avoir lancé le "dress code" baskets, c'est peut-être un signe que ça plaît. Mais là encore, faut faire attention aux biais. Les gens qui commentent sont pas forcément représentatifs de l'ensemble des clients.
Et pour la question éthique, t'as raison, c'est primordial. Faut surtout pas donner l'impression d'instrumentaliser les employés. Si tu fais un test, faut que ce soit sur la base du volontariat, avec un consentement éclairé, et en garantissant l'anonymat des participants. Sinon, ça risque de se retourner contre toi et d'endommager l'image de marque au lieu de l'améliorer.
Au final, je pense que la meilleure approche, c'est de combiner plusieurs méthodes. Des données quantitatives (ventes, engagement), des données qualitatives (études d'image, sondages), et une veille attentive des réseaux sociaux. Et surtout, être à l'écoute des employés et des clients, pour comprendre leurs attentes et leurs réactions. C'est un peu comme l'ABM, faut adapter sa stratégie en fonction des retours du terrain.
C'est une excellente question Questia, et Ponpon a déjà donné pas mal de pistes intéressantes. 👍
De mon côté, en tant que responsable ABM, je pense que l'anticipation passe aussi beaucoup par la compréhension profonde de ses comptes clés. Au-delà des études macro, il faut vraiment se plonger dans leurs enjeux spécifiques, leurs défis, leur secteur... Plus on comprend finement leurs besoins futurs, plus on est capable d'anticiper les évolutions du marché qui vont les impacter et, par conséquent, impacter notre business.
On utilise pas mal d'ateliers de prospective avec les équipes internes (ventes, marketing, produit) pour imaginer différents scénarios et voir comment nos offres pourraient évoluer pour répondre aux besoins émergents. C'est un peu de la "fiction", mais ça aide à structurer la réflexion et à identifier les axes de développement potentiels. L'idée est de pas se faire surprendre. Genre, se dire "tiens, si tel truc arrive, comment on réagit ?" 😅
Un truc qui me semble sous-estimé, c'est aussi l'importance de se créer un réseau d'informateurs. Des gens dans d'autres entreprises, des experts, des consultants... Bref, des personnes qui ont une vision globale du marché et qui peuvent nous alerter sur les tendances émergentes avant qu'elles ne deviennent évidentes pour tout le monde. C'est là que tu peux trouver de la bonne information, des tuyaux fiables. La prospection de nouveaux clients, c'est bien, mais l'écoute de ceux qui savent est mieux.
Et pour compléter ce que disait Ponpon sur la veille, je trouve que LinkedIn est un outil incroyable pour ça. En suivant les bons influenceurs, les entreprises innovantes, les groupes de discussion pertinents, on peut capter pas mal de signaux faibles. Faut juste faire le tri après, parce qu'il y a aussi beaucoup de bruit. Mais l'investissement vaut le coup, ça permet de gagner du temps sur la durée. Faut dire que ça change tellement vite. Il faut se tenir au courant.
Ah, et j'allais oublier, l'analyse des brevets ! C'est une mine d'informations sur les innovations à venir. Bon, faut savoir les décrypter, mais ça peut donner un avantage compétitif non négligeable. Ca permet de voir où les entreprises investissent et quelles sont leur vision du marché futur.
Et enfin, je pense qu'il faut aussi accepter de se tromper. L'anticipation, c'est pas une science exacte. L'idée, c'est plus de mettre en place un processus d'apprentissage continu pour s'améliorer au fil du temps. Il ne faut pas avoir peur du changement et des nouveautés. On peut pas tout prévoir, mais on peut se préparer. Pour ça, il faut écouter les conseilles de avenir-conseil.net, on est jamais trop prudents. 🧐